La Nouvelle République : Le “ Carrefour ” reste niortais

Reportée à cause de la crise, la onzième édition du Carrefour des métiers de bouche aura bel et bien lieu en 2012. Et pas question de quitter Niort.

Niort allait-elle perdre son Carrefour des métiers de bouche, ses 40.000 visiteurs et ses retombées économiques ? Le doute a plané un temps et le report de l’édition 2011 a alimenté un peu plus les interrogations. Qu’on se le dise, la onzième édition aura bel et bien lieu : ce sera les 7, 8, 9 et 10 octobre 2012 au parc des expositions.

« Si nous avons reporté l’édition d’un an, ce n’est pas parce que nous cherchions en vain une solution pour l’organiser. C’est parce qu’au plan national, la situation économique était mauvaise, ce n’était pas le moment de mettre les entreprises à contribution », clarifie Claude Guignard, président de l’association organisatrice.

“ J’ai été tenté
par La Rochelle ”

Les appels du pied n’ont pas manqué de la part de villes qui auraient bien aimé récupérer l’événement. Bressuire et La Rochelle, entre autres. « Je reconnais que j’ai été tenté par La Rochelle car c’est la façade atlantique et une grosse clientèle », confesse Claude Guignard. Mais le Carrefour, né à Niort, reste à Niort : « Les politiques ont compris les enjeux. »
Après vingt ans d’existence et dix éditions, le carrefour continue mais fait sa mue. Il aura lieu début octobre et non plus en novembre. Ce qui évitera le choc frontal avec les Gastronomades d’Angoulême, qui tombaient en même temps. Autre changement, on passe de cinq à quatre jours, ce qui réduira les coûts.
Pour le reste, le carrefour reste fidèle à sa marque de fabrique : être un salon à la fois professionnel et grand public, totalement gratuit. Une gratuité justifiée par les organisateurs : « Si on veut attirer les jeunes vers l’apprentissage, il faut que les parents puissent les amener au carrefour. Cela a un coût, c’est pour cela qu’il faut que les collectivités nous aident »
L’un de ses principaux concurrents dans la région Ouest, le salon Serbotel de Nantes, a lui-même décalé ses dates. Les deux rendez-vous, Niort et Nantes, ne tomberont plus la même année. De quoi dégager l’horizon de la manifestation niortaise.

Yves Revert la Nouvelle République