Claude Guignard : « L’idée de départ était de regrouper les métiers de bouche dans leur ensemble et aussi de montrer les différentes professions aux jeunes. Un des fils conducteurs de la manifestation est en effet la formation, la relève par les jeunes.
En montrant les métiers sous leurs plus belles facettes, le travail des mains en direct, les jeunes ne peuvent qu’être séduits. De toutes façons, toutes ces professions (restaurateurs et hôteliers, boulangers, pâtissiers, bouchers, charcutiers-traiteurs et aussi poissonniers) ont besoin d’une vitrine commerciale d’envergure et le salon est là pour cela. D’ailleurs mis à part le salon Serbotel de Nantes réservé aux professionnels, le Carrefour des Métiers de Bouche est le seul du Grand Ouest.
Le Carrefour
permet non seulement aux professionnels
de se mettre au goût du jour mais en plus il
est ouvert gratuitement au grand public.
En fait, le Carrefour c’est "3 salons en 1" :
un salon des produits régionaux,
un
salon de la formation appelé « Les voies de
l’avenir »
et un salon de l’équipement.
Il n’existe donc pas d’autre manifestation de ce type. La volonté des organisateurs est avant tout que toutes les familles puissent accéder gratuitement au salon. On demande aux professionnels de discuter, d’échanger, de communiquer en quelque sorte leur passion et leur savoir du métier. Bien entendu, toute la filière professionnelle est présente.
En 2009, le carrefour a attiré 1.800 lycéens et collégiens et plus de 45.000 visiteurs sur cinq jours. En Poitou-Charentes, l’augmentation des jeunes en formation est de l’ordre de plus de 10 %. Les demandeurs d’emploi viennent également se renseigner sur les filières professionnelles. C’est une passerelle, un salon utile et pas seulement festif. Finalement, c’est une manifestation sérieuse qui ne se prend pas au sérieux ».
Claude Guignard : « En effet, au cours des années, nous avons accueilli de grands noms de la cuisine comme Gaston Le Nôtre, Pierre Troisgros, Hervé This, le pape de la cuisine moléculaire ou encore les chroniqueurs télé Pierre Bonte, Vincent Ferniot, le présentateur Jean-Luc Petitrenaud... Il ne faut surtout pas oublier les concours qui sont animés par Didier Stéphan, Meilleur Ouvrier de France 1997 en sculpture sur glace.
Tous ces concours s’adressent aux jeunes affiliés aux cinq fédérations. On, peut compter jusqu’à 10 concours par jour. Par exemple, on peut citer les concours régionaux, le trophée des sommeliers Michel Querre, celui des femmes bouchères, du meilleur croissant au beurre Poitou-Charentes. N’oublions pas les indispensables concours de jeunes en formation : bouchers, boulangers, charcutiers- traiteurs, cuisiniers, pâtissiers, chocolatiers, chefs de rang...
L’un des effets de ces concours est l’émulation, ils tirent la qualité vers le haut. D’ailleurs, on insiste beaucoup sur l’image, la qualité, l’hygiène, la sécurité alimentaire et la formation. En même temps, l’ensemble du salon permet de montrer, de faire découvrir aux parents et aux professeurs des écoles toutes les passions tournant autour des ces différents métiers. Les professeurs accompagnés de leurs élèves sont souvent surpris du travail et du fonctionnement de ces professionnels ».
Claude Guignard : « C’est une image positive qu’on a donnée de la Région, du Département et de la ville. Nos métiers sont vus différemment aujourd’hui. Avec 45.000 visiteurs, il y a des retombées économiques pour les exposants et les collectivités. Sur le plan local, les nuitées hôtelières connaissent un boom tout comme les restaurants gagnent en clientèle. Les équipementiers locaux sont aussi très sollicités.
Finalement, nous devenons tous les deux ans, une ville de congrès, ce qui est extrêmement bénéfique pour l’économie locale ».
| Année | 1991 | 1993 | 1995 | 1997 | 1999 | 2001 | 2003 | 2005 | 2007 | 2009 |
| Visiteurs | 4700 | 11500 | 19280 | 20750 | 21050 | 33000 | 39600 | 39098 | 45000 | 44000 |
Cet article est extrait de l’encart spécial "Métiers de Bouche" de la Nouvelle République (parution le 14/12/2010)